| Sortant, très prématurément du ventre de sa mère, le petit Zuhrung, encore tout gluant, voit le jour en 1981. Il passe sa jeunesse et son adolescence dans sa petite ville natale entouré de gens dont les principaux centres d'intérêts étaient les moteurs de char, la WildCat® et les 4 tounes commerciales sans âmes qui passaient sur les ondes de Musique Plus entre 2h et 3h pm. Il décrisse donc rapidement vers Sherbrooke où il y étudiera le graphisme. Durant c'est 3 années de délires, il en profite pour explorer le monde de la vidéo (que ce soit devant ou derrière la caméra) ainsi que pour violer toute forme d'art s'offrant à lui, notamment la peinture et l'écriture de chansons (qui finiront toutes à la poubelle). Il finit ses études vers 2001 et réalise au même moment qu'il allait devoir se trouver un vrai boulot afin de continuer à se payer sa dose quotidienne de spaghettis No Name® , de sandwichs au pain et de weed cheapette. Il se dirige donc vers Longueuil puis vers Montréal et y trouve quelques jobs sans grands intérêts. Le 8h à 5h et le métro/boulot/dodo le déprime rapidement. Son travail en tant que graphiste ne lui apporte aucune satisfaction sur le plan artistique et créatif. Étant un grand amateur de musiques de toutes sortes depuis toujours, Zuhrung décide d'essayer de «gosser» un peu le son pour meubler ses temps libres. Il se déniche quelques logiciels de musique, puis un micro... et voilà, c'est à ce moment précis que le coup de foudre frappe l'ancien petit poupon gluant. À partir de ce moment, Zuh consacre ses temps libres à détruire des sons et écrire des paroles. Beaucoup plus axé sur le style hiphop à ses débuts, il changera par la suite sa ligne de tir vers une sonorité un brin plus électro. Les mauvaises critiques de la part des amateurs de rap pur et dur éclatèrent de tous les côtés.. Définitivement les seuls à apprécier son genre de musique étaient des gens qui, à la base, étaient + ou - friand de hiphop. Malgré sa personnalité qui n'a absolument rien à voir avec l'image générale qu'on peu se faire d'un fan de rap, Zuh continu son chemin et précise de plus en plus son style de beat. C'est après avoir fait quelques collaborations ici et là que Zuhrung décide de rassembler une partie de son travail et de compresser le tout dans un joli démo ce dénommant Taciturne (2005). Produit de façon très homemade avec des moyens très limités et un budget plus petit q'une crotte de nouveau-né, ce démo offre néanmoins des compositions originales, texturés et différentes. Désireux de pousser l'expérimentation, Zuhrung fait l'acquisition de divers instruments et d'un peu de matériel sonore décent. C'est alors qu'il décide de s'acharner violemment, tel un père alcoolique et impulsif, sur son p'tit deuxième Trou Noir. Entièrement produit par lui-même, c'est avec l'éternel soucis d'obtenir un truc unique et différent que ce cd à été construit. |